Un sondage révèle que les enfants passent 35% moins de temps à jouer librement à l’extérieur

En ce qui a trait aux activités libres à l’extérieur, un sondage commandé par Kamik révèle un déclin alarmant d’une génération à l’autre.

MONTRÉAL – 20 septembre 2018 – Kamik, un fabricant de chaussures et de vêtements de premier plan, a dévoilé aujourd’hui les résultats d’un nouveau sondage qui révèlent une diminution importante du jeu à l’extérieur chez les enfants de trois à douze ans. La très grande majorité des mères sondées sont d’accord pour dire que les meilleurs moments de leur enfance sont ceux où elles jouaient dehors avec un ami, un frère ou une sœur, et que le souvenir de ces moments éveille de forts sentiments de joie et de liberté ainsi qu’un sens de l’aventure (75 % en Amérique et plus de 60 % au Canada). Mais ironiquement, leurs propres enfants ne vivent pas les mêmes expériences dans le contexte du rythme effréné et des horaires surchargés de la vie d’aujourd’hui.

Voici les principales conclusions du sondage :

– Les enfants de tous les pays à l’étude passent beaucoup moins de temps à jouer librement à l’extérieur que le faisaient leurs parents. Le pays ayant connu le déclin le plus marqué est la Norvège, où les enfants passent 40 % moins d’heures à jouer librement à l’extérieur.

– En moyenne, 60 % des mères sondées affirment que, dans leur enfance, elles jouaient à l’extérieur tous les jours, tandis que seulement 26 % des enfants font de même aujourd’hui. Encore plus alarmant, près d’un enfant sur cinq joue à l’extérieur seulement une fois par semaine ou moins. C’est à Toronto que l’on observe la proportion la plus élevée : 35 % des enfants jouent à l’extérieur une fois par semaine ou moins. (Toronto, 35 %; Montréal, 28 %; Chicago, 26 %; États-Unis, 21 %; Norvège, 17 %; Allemagne, 16%).

– Des quatre pays sondés, c’est en Allemagne que les enfants passent le plus de temps à jouer à l’extérieur chaque semaine au cours d’une année scolaire (10 heures), alors que les enfants canadiens se classent en dernière position (6,9 heures). Même si la Norvège a un climat nordique semblable à celui du Canada, les enfants y passent 25 % plus de temps à jouer librement à l’extérieur (8,6 heures).

– En Amérique du Nord, la météo est le principal obstacle au jeu à l’extérieur. Les résultats révèlent que 31 % des parents d’Amérique et 18 % des parents du Canada indiquent que le mauvais temps est la principale raison pour laquelle leurs enfants ne passent pas plus de temps à l’extérieur. Il est à noter que les mères allemandes et norvégiennes ont beaucoup plus tendance à pointer du doigt la télévision ou la tablette.

– En moyenne, les enfants américains de 3 à 12 ans participent à cinq activités structurées par semaine. Les horaires surchargés et la pression sociale pour tenir les jeunes occupés par des activités parascolaires contribuent au déclin du jeu à l’extérieur. Lorsqu’interrogées, les mères des États-Unis, de la Norvège et ainsi que de la ville de Toronto, ont plus tendance à penser que, comparativement aux jeux à l’extérieur, les activités parascolaires peuvent favoriser la réussite de leurs enfants (60 %).

– De fait, dans toutes les régions à l’étude, 80 % des enfants sont inscrits à au moins une activité structurée par semaine, Toronto arrivant en tête de liste avec une proportion de neuf enfants sur dix.

– Les horaires surchargés ont également un coût, littéralement. Près d’une famille canadienne sur trois (32 %) est d’accord pour dire que le financement des activités parascolaires de leurs enfants pèse sur les finances familiales.

Les résultats sont troublants, surtout si l’on tient compte du fait que l’American Academy of Pediatrics recommandait récemment d’augmenter le jeu non structuré pour les enfants. « Quand les enfants ont la latitude et le temps voulus pour jouer, ils développent toutes les compétences essentielles que les êtres humains doivent acquérir : les aptitudes physiques, sociales, émotionnelles et constructives ainsi que la créativité et la logique, indique DPeter Gray, professeur de recherche en psychologie et auteur de Free to Learn: Why Unleashing the Instinct to Play Will Make Our Children Happier, More Self-Reliant, and Better Students for Life. Dans le jeu d’aventure à l’extérieur, ils développent non seulement leur cœur, leurs poumons et leurs muscles, mais aussi leur courage et leur résilience. »  

À PROPOS DU SONDAGE DE KAMIK SUR LE JEU LIBRE À L’EXTÉRIEUR

Une étude mondiale commandée par Kamik au début de cette année a été menée auprès de parents d’enfants de 3 à 12 ans aux États-Unis, au Canada, en Allemagne et en Norvège afin de déterminer les différences entre les générations en matière d’expériences de jeu libre chez les jeunes.

Compilation des données du sondage pour les États-Unis et le Canada – 3 250 femmes de 24 ans et plus mères d’enfants de 3 à 12 ans ont accepté de répondre au sondage sur leurs propres habitudes de jeux dans l’enfance et celles de leurs enfants. Le sondage a été mené du 3 août au 16 août 2018 par la firme d’étude de marché Ipsos pour le compte de Kamik.

Pour les fins de ce sondage, Kamik définit le jeu libre comme étant choisi et dirigé par les enfants eux-mêmes : les joueurs choisissent librement de participer ou non, mettent en place et changent les règles au fur et à mesure, et sont toujours libres de quitter le jeu. La motivation vient des enfants (jouant dans leur propre intérêt, et non dans le but d’obtenir une récompense externe comme un prix ou des éloges des parents) dans un état d’esprit imaginatif.

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